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Happy Tree Friends pour le droit d’auteur

24 Avr

Afin de sensibiliser sur l’infraction au droit d’auteur sur Youtube, Google a eut la bonne idée de faire appel aux créateurs d’Happy Tree Friends pour  réaliser cette vidéo qui s’adresse avant tout aux enfants :

cliquez sur l’icone CC dans le player pour la mettre en VOSTFR

Cette vidéo est clairement insipide mais je suis sûre que les enfants vont vouloir voir d’autres épisodes 😈


 

 

Comment, vous ne connaissez les Happy Tree Friends ?  


Ces petits animaux de la forêt, tout mignons, qui passent leur temps à s’étriper!

Non, ça ne vous dit rien.

Bon, comme je suis sympa voici un épisode pour vous donner un aperçu :

 

 

C’est un peu trash non?

 

Source

 

Dan Bull vs TF1

22 Avr

Dan bull est un artiste anglais dont je vous ai déjà parlé par deux fois.

La première pour sa chanson Death of Acta, la deuxième pour Wikileaks and the Need for Free Speech.

TF1 est une usine à fric, spécialisée dans les émissions débilisantes. Cette chaine à la particularité de passer de très bonnes séries américaines en s’appliquant bien à surtout diffuser les épisodes dans le désordre lors des prime-time ou alors dans l’ordre mais à minuit (sinon c’est pas drôle).

Bref revenons au sujet.

Début avril, Dan Bull a reçu un message de l’hébergeur MediaFire expliquant qu’un de ses fichiers à été retiré. L’hébergeur de fichiers a annoncé avoir retiré le vidéoclip suite à la réclamation d’un ayant droit.

Ce clip c’est Death of Acta, dont Dan Bull a écrit lui-même les paroles et a réalisé la vidéo à Southwark, un quartier londonien.

L’histoire est déjà très curieuse mais c’est là qu’on apprend que sur le message reçu par Dan Bull, l’un des plaignants n’est autre que TF1.

Il est possible que la demande de retrait soit motivée par l’utilisation d’un sample du titre « In the space ». Cette musique apparait notamment dans le titre de Jay-Z, « Death of Autotune  » (sample pour lequel la maison de disques de Jay-Z a certainement payé les droits). C’est justement sur ce titre que Dan Bull a choisi de faire son titre Death of ACTA.

Cependant L’article L122-5   du code de la propriété intellectuelle     dispose que : »Lorsque l’œuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire la parodie, le pastiche et la caricature, compte tenu des lois du genre« .

Le titre Death of ACTA se veut clairement parodique.

Deux questions se posent : La plainte de TF1 est-elle fondée? Et pourquoi seulement MediaFire alors que le clip est aussi sur Youtube et dailymotion?

Pour vous faire une idée, je vous propose les deux clips :

Information importante : je me dégage de toute responsabilité si vous avez les oreilles qui saignent

Information importante : Si vous souhaitez la traduction cliquez sur « cc ».

Une chose est sûre, Dan Bull peut remercier TF1 pour l’énorme coup de pub.

Source

Que la surveillance commence

20 Avr

L’article L331-23 du code de la propriété intellectuelle prévoit que la hadopi publie « chaque année des indicateurs dont le liste est fixée par décret ».

La liste de ces indicateurs vient d’être précisée dans un décret paru au Journal Officiel :

1. Indicateurs relatifs à la mission d’encouragement au développement de l’offre légale, quelle soit ou non commerciale

1.1. Facteurs favorisant le développement de la consommation respectueuse du code de la propriété intellectuelle : Motifs invoqués par les internautes pour se tourner vers les offres respectueuses du code de la propriété intellectuelle.

1.2. Facteurs faisant obstacle au développement de la consommation respectueuse du code de la propriété intellectuelle : Motifs invoqués par les internautes pour se détourner des offres respectueuses du code de la propriété intellectuelle.

1.3. Indicateurs relatifs au développement de l’offre légale labellisée : Nombre de services de communication au public en ligne labellisés en application de l’article L. 331-23 du code de la propriété intellectuelle et ventilation des services selon :

a) Nombre d’œuvres et objets protégés proposés :
inférieur à 1 000 000 ;
entre 1 000 000 et inférieur à 5 000 000 ;
entre 5 000 000 et inférieur à 10 000 000 ;
supérieur à 10 000 000 ;
b) Conditions d’accès à la lecture et de reproduction des œuvres et objets protégés proposés :
diffusion en flux (« streaming »), gratuit et/ou payant ;
téléchargement, gratuit et/ou payant ;
mise en œuvre de mesures techniques de protection ;
autres ;
c) Catégories d’œuvres et objets protégés proposés.
1.4. Indicateurs relatifs à la perception du label accordé en application de l’article L. 331-23 du code de la propriété intellectuelle :
a) Proportion du public ayant connaissance du label accordé en application de l’article L. 331-23 du code de la propriété intellectuelle ;
b) Incidence de ce label dans les critères de choix d’une offre par le public.
2. Indicateurs relatifs à la mission d’observation de l’utilisation, qu’elle soit licite ou illicite, des œuvres et des objets protégés par un droit d’auteur ou par un droit voisin sur les réseaux de communications électroniques
2.1. Volume de l’utilisation des œuvres et objets protégés, qu’elle soit licite ou illicite, sur les réseaux de communication au public en ligne et ventilation selon :
a) Catégories d’œuvres et d’objets protégés ;
b) Modes d’utilisation.
2.2. Consommation payante d’œuvres et objets protégés, qu’elle soit licite ou illicite : Evaluation du panier moyen déclaré de la consommation payante d’œuvres et objets protégés.
2.3. Profil des internautes qui utilisent de manière licite des œuvres et des objets protégés et ventilation selon :
a) Age :
15 à 17 ans ;
18 à 24 ans ;
25 à 39 ans ;
40 à 59 ans ;
60 ans et plus ;
b) Sexe ;
c) Profession et catégorie sociale ;
d) Equipement ;
e) Département de résidence ;
f) Antériorité de la pratique ;
g) Capacité estimée à distinguer l’utilisation licite de l’utilisation illicite.
2.4. Profil des internautes qui utilisent de manière illicite des œuvres et objets protégés et ventilation selon :
a) Age :
15 à 17 ans
18 à 24 ans ;
25 à 39 ans ;
40 à 59 ans ;
60 ans et plus ;
b) Sexe ;
c) Profession et catégorie sociale ;
d) Equipement ;
e) Département de résidence ;
f) Ancienneté de la pratique : ? depuis moins de 6 mois ;
de 6 à 12 mois ;
de 1 à 2 ans ;
de 2 à 3 ans ;
de 3 à 4 ans ;
de 4 à 5 ans ;
depuis plus de 5 ans ;
g) Capacité estimée à distinguer l’utilisation licite de l’utilisation illicite.
En clair : la Hadopi observe, profile, trace, sonde les usages et les internautes.
Le rapport sur la « surveillance » sera rendu à la fin de l’année.
Si vous vous demandez à quoi va sevrir ce rapport, je crois que la réponse est simple : à rien à par à justifier l’existence d’hadopi et son budget plus qu’élevé ainsi qu’aux ayants droit pour justifier une mesure de blocage.
À noter que ce décret explique l’annonce, il y a deux semaines, de VIVENDI (SFR, Universal music) d’utiliser cette arme prévue par hadopi pour pouvoir couper l’accès vers les plateformes de streaming ou de direct download.
Bon ba, moi qui souhaite changer de FAI, je sais déjà que j’irai pas chez SFR  👿

Manifeste du consommateur de média numérique

27 Mar

NE M’OBLIGEZ PAS À VOLER
Manifeste du Consommateur de Média Numérique

JE PROMETS
de ne jamais télécharger illégalement un film s’il y avait une alternative légale respectant les critères suivants :

1 – Prix
En général je veux que la tarification soit simple et transparente. Les nouveautés peuvent être légèrement plus chères que le reste.
     – Le prix en location ne devrait pas dépasser 1/3 du prix d’une place de cinéma.
     – Le prix d’achat ne devrait pas dépasser le prix d’une place de cinéma.
     – Un abonnement illimité mensuel ne devrait pas dépasser le prix de 3 visites au cinéma. 

     – Les séries TV devraient coûter 1/3 du prix des films.
     – Je paie pour le contenu, pas la bande passante.

 

 
2 – Langages
     – Je peux obtenir la bande son dans n’importe quelle langue qui a été produite.
     – Après l’achat d’un film, toutes les langues restent disponibles.
     – Les fans peuvent légalement traduire et partager les sous-titres pour tout contenu.

 

 
3 – Convenance
     – Le contenu que j’achète est disponible immédiatement.
     – Le contenu est acheté et diffusé sans pub ou avertissement dérangeant contre le piratage.
     – Je peux trouver les films ou séries TV par année, réalisateur, langues disponibles, pays,    genre, ID iMDB, etc.
 

 

 

 

4 – Choix et dates de disponibilité
     – La disponibilité des contenus est mondiale, j’y accède peu importe le pays dans lequel je réside.
     – Je peux télécharger presque n’importe quel film jamais réalisé.
 

 

 

 

5 – Droits
     – Je peux regarder le film sans restriction techniques et sur n’importe quel appareil, tel que téléphone, ordinateur, etc.
     – Les films ne sont pas restreint a un distributeur de contenu et doivent être dénués de DRM (verrous numérique) s’ils ont été achetés.
     – Je peux facilement comprendre mes droits vis-à-vis des films que je loue, achète ou stream avec un abonnement illimité.

 

 

J’adhère totalement à ce manifeste. Vous pouvez le retrouver sur le site don’t make me steal.

 

Et vous qu’en pensez vous?

 

 

 

Source

Hadopi : j’ai rien compris

2 Fév
Enfin si :
1 – mail d’avertissement
2 – lettre recommandée
3 – tribunal, coupure du net, amende.
Tout ça effectué de manière automatisé comme nous l’a expliqué  la présidente de la hadopi, Mireille Imbert-Quaretta, l’an dernier dans une interview reproduite sur le propre site de l’Hadopi :  « Lors de la mise en place du processus, on a donc regardé chaque saisine, chaque identification individuellement avant de prendre la décision d’une automatisation généralisée du traitementLa fiabilité des interconnexions qui a été testée, nous permet également de recourir à cette automatisation. Ainsi, on fixe des critères en pourcentage, entre la musique, le cinéma, le nombre d’œuvres, qu’on peut faire varierIl n’est pas exclu à terme qu’on traite l’intégralité des saisines« .
Celui qui n’a rien compris c’est Jacques Toutfaux Toubon, ancien ministre de la Culture et actuel membre du collège de l’Hadopi.

En effet lors d’un débat sur le bilan d’Hadopi il a déclaré : »Le système n’est pas automatique. Il est maîtrisé par la Commission de protection des droits, composée de trois magistrats, du début jusqu’à la fin. Aujourd’hui on va arriver aux seconds avertissements et ils seront comme les premiers, maîtrisés. Ça n’est pas automatique« . 

La vache ils auraient pu le prévenir quand même!  

Encore un qui est membre de quelque chose mais qui visiblement ne sait pas de quoi!

Soyons rassurés, au concours de celui qui dira le plus de conneries bêtises, Mr Toubon a de la concurrence. Et de haut niveau s’il-vous plaît en le personne de Jacques Bille, membre éminent de l’hadopi et magistrat de son état. Cet homme est l’un des trois magistrats composant la CPD (le bras armé d’hadopi) et en tant que magistrat il doit se porter garants de la crédibilité de la CPD (c’est loupé).
Mais qu’a-t’il dit?
Tout d’abord lors d’une interview pour le TIME qui s’interrogeait sur les initiatives de lutte contre le piratage en Europe (dont il doute fortement de l’efficacité). L’article s’intéresse particulièrement à l’Hadopi et au sondage qui témoigne de son insuccès, et note que les internautes français migrent massivement vers des solutions de streaming et de téléchargement direct qui les mettent à l’abri de la riposte graduée.
Ce a quoi Mr Bille répond : « Si déjà l’Hadopi fait que les gens abandonnent le téléchargement en P2P qui est plus exposé au profit de solutions plus sûres, ça montre qu’ils sont conscients que c’est contraire à la loi et que ça a des conséquences ».

Je vous avais prévenus, on a du lourd.
Mais c’est pas tout!
Il déclare également souhaiter que progresse « la conscience que voler un film ou de la musique protégé par un droit d’auteur n’est pas différent juridiquement du fait de voler un livre ou un DVD dans un magasin ». 
C’est pas sympa, on a changé le code pénal et on m’a rien dit 
Article L311-1 du code pénal : « Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui. »
Ah ba non, il n’a pas changé .
Ba du coup je comprends plus, le vol c’est une soustraction de la chose ok, mais une copie c’est pas vol puisqu’on ne soustrait pas la chose!!!
Si j’en crois mais maigres connaissances en droit c’est une contrefaçon (code de la propriété intellectuelle).
Et c’est pas pareil sinon ils n’auraient pas créer un délit spécifique.
Un grand et une pour Mr le Magistrat.
Bon faudrait vraiment qu’ils se mettent tous d’accord et qu’ils bossent leurs dossiers car là ça fait plus « amateur qui n’a aucune idée de ce dont il parle » que membres rétribués d’une Haute Autorité .
Bien que ne faisant pas parti de la Haute Autorité, un autre homme s’est lancé dans la course pour gagner le trophée des phrases drôles et idiotes.
Il s’agit bien sur de Mr Pascal Nègre, qui visiblement y met tout son coeur, son intelligence et son âme.
Je passe sur le fait que selon moi Hadopi est un cadeau que lui a fait le gouvernement avec NOTRE argent et arrive directement au fait, ou plutôt à la dernière petite phrase mesquine qu’il nous a sorti.
Interrogé par Radio Campus, il a déclaré : « Le modèle du gratuit pose un problème. Je pense qu’il faut le restreindre, je pense qu’il faut le dégrader, et le dégrader cela veut dire qu’il faut beaucoup plus de pub qu’aujourd’hui, je pense qu’il faut peut-être réfléchir sur limiter le nombre de fois où vous pouvez écouter la même chanson. Quand on voit des gens qui écoutent 35 fois la même chanson, vous vous dites à un moment donné que le gars, il faut qu’il aille acheter le titre ».
Puis a enfoncé le clou le lendemain sur twitter :
https://i1.wp.com/farm5.static.flickr.com/4120/5450118563_415a6a336a.jpg
Je n’ai qu’une chose à dire à ce monsieur c’est bravo.
Non content de s’être tiré une balle dans le pied en pleurnichant tellement que le gouvernement est venu à son secours, tel le chevalier blanc, pour voter une loi qui sauve ses sousous, voilà qu’il remet ça.
Pathétique.
Plutôt que de laisser des sites tel Deezer prendre de l’ampleur vous auriez du faire parti de cette grande aventure et proposer un catalogue digne de ce nom.
Mais non, vous avez décidé de vous passer d’internet, mauvais calcul, tant pis pour vous.
J’estime ne pas devoir payer vos erreurs/fautes.
Je n’ai pas le culte du gratuit et j’accepterai de payer un abonnement lorsque les artistes (créateurs) seront rétribués correctement et quand les « catalogues » me proposeront des musiques que j’aime et pas des daubes commerciales.
C’est pas d’une loi dont vous avez besoin mais de revoir entièrement le modèle économique de votre branche.
Bon assez de moqueries et d’énervement car dans toute cette cacophonie ignorante des réalités des voix se font entendre.
Tout d’abord celle de Marc Cerrone.
Déjà en 2009 il avait déclaré dans Télé Loisirs : « Je n’ai jamais autant gagné ma vie qu’aujourd’hui grâce aux droits dérivés alors que mes musiques sont pillées par les DJ pour des samples et que mes albums sont piratables ».
Il a donc décidé de proposer son dernier album, Cerrone by Jamie Lewis, en téléchargement gratuit sur le site de Radio FG pendant une semaine en déclarant que pour lui, Création et Internet « ne veut rien dire » et qu’ « Une fois que la loi sera passée, on n’arrivera pas à l’appliquer […] Donc, à bas la loi Hadopi qui ne sert à rien. Tous les gens qui sont contre internet, ce ne sont que des vieux machins qui ne savent même pas de quoi ils parlent, et tant mieux, de toute façon on s’en fout, car ils ne sont plus là pour exister. […] la musique est vouée à devenir gratuite ». Aussi serait-il bon d’ « arrêter de lutter en sens contraire de ce qui se passe ».
Cet album  à été téléchargé 50 000 fois et qu’il en a vendu 120 000 exemplaires par la suite.
Je précise aussi que son album précédent, Celebrate, distribué et vendu sur cartes SD lui a valu un disque d’or et 114 000 cartes SD vendues.
« Flatté » d’être piraté et ne jugeant pas être pénalisé par le phénomène, Cerrone s’explique : « Avant, nous avions deux sources de revenus : les maisons de disques et les organismes de gestion des droits. (…) Même si mon chiffre d’affaires reste le même, il est réalisé par de nouvelles sources qui viennent combler celles qui rapportent moins », « Le monde de la musique change et doit faire face à un paradoxe : on n’a jamais autant écouté de musique et, en parallèle, on n’a jamais vendu si peu de disques ». 
Bon, on aime ou pas sa musique mais un gros pour ce monsieur qui visiblement n’a pas la langue dans sa poche et qui assurément ne pratique pas la langue de bois.
Plus surprenant (en tout cas pour moi), c’est le soutien aux « vilains méchants pirates » de Mr Francis Ford Coppola.

Lors d’une récente interview (que vous pouvez retrouver dans son intégralité ICI)
Mr Coppola a déclaré :

« Vous devez vous rappeler que c’est seulement depuis quelques centaines d’années,  que les artistes travaillent avec de l’argent. Les artistes ne recevaient jamais d’argent. Les artistes avaient un employeur, soit le chef de l’État ou le duc de Weimar ou d’ailleurs, ou l’église, le pape qui leur versaient un salaire. Ou bien ils avaient un autre emploi. J’ai un autre emploi. Je fais des films. Personne ne me dit quoi faire. Mais je fais de l’argent dans l’industrie du vin.Vous travaillez à votre autre emploi et vous levez à cinq heures du matin et écrivez votre script.

Dans l’ancien temps, il y a 200 ans, si vous étiez un compositeur, la seule façon de gagner de l’argent était de Voyager avec l’orchestre et le chef d’orchestre, parce que vous seriez payé en tant que musicien. Il n’y avait pas d’enregistrement. Il n’y avait pas royalties. Donc, je dirais, « Essayez de déconnecter l’idée du cinéma avec l’idée de gagner sa vie et de l’argent. » Parce qu’il y a des moyens de le contourner.


Cette idée de Metallica ou un chanteur rock n ‘roll est riche,  ne va pas nécessairement se produire. Parce que, comme nous entrons dans une nouvelle ère, peut-être que l’art sera libre. Peut-être que les étudiants ont raison. Ils devraient être en mesure de télécharger de la musique et des films. Je vais être fusillé pour avoir dit cela. Mais qui a dit que l’art doit être payant? Et donc, qui a dit que les artistes ont à faire des bénéfices? »

Francis me tend la perche (pas de mauvais esprit s’il vous plaît) pour rappeler que la Hadopi à été réclamée par les Majors pour sauver LEURS bénéfices et non ceux des artistes. N’en déplaise à Mr Thierry Lhermite.
Bon, il est temps de revenir à HADOPI à proprement parler.
Hier, à la dernière minute un amendement (amendement 151) qui modifie la loi Hadopi, à été déposé par le gouvernement.
Cet amendement précise que l’hadopi « peut engager toute action de sensibilisation des consommateurs et des acteurs économiques dans les domaines énumérés aux alinéas précédents, et apporter son soutien à des projets innovants de recherche et d’expérimentation, conduits par des personnes publiques ou privées et dont la réalisation concourt à la mise en œuvre de la mission qui lui a été assignée au 1° de l’article L. 331-13« .
En clair ça veut dire que la Haute Autorité pourra désormais octroyer des subventions aux acteurs privés (développement de l’offre légale et observation de l’utilisation licite et illicite des œuvres) donc de financer aussi bien la création ou la maintenance de plateformes de musique en ligne ou de VOD, que de financer des études de marché et autres sondages commandés par des lobbys de l’industrie culturelle.
Plus clair encore, Une partie du budget de l’Hadopi (qui s’élève à 12 millions d’€) va servir de perfusion supplémentaire au bras des maisons de disques et des studios de cinéma.

Le seul que ça réjoui de voir NOTRE argent ainsi gaspillé c’est évidemment :
https://i1.wp.com/farm6.static.flickr.com/5216/5450118583_41af28fac6.jpg
Positif tu m’étonnes, Consensuel ! mon oeil ouais, si ça l’était, ils n’auraient pas déposés l’amendement à la dernière minute!
Pendant ce temps dans l’hémicycle :
Le député UMP Lionel Tardy a demandé au gouvernement de retirer son amendement, en vain.
Et le député socialiste Alain Vidalies, a prévenu que les socialistes saisiront le Conseil constitutionnel pour sanctionner ce qu’il estime être un  un texte sans rapport avec l’objet de la loi examinée. « Nous ne sommes pas dans la clarification du droit mais dans l’ouverture de droits pour quelques autres« , a fait observer le député, qui doute que le Parlement ait pensé lors du vote de la loi Hadopi « que le rôle d’Hadopi a pu être de rémunérer des acteurs privés« .

Quand au député UMP Frank Riester il a défendu le gouvernement en déclarant : « Si, il s’agit de clarification« , sans pour autant le démontrer.

Je tiens à préciser que Mr Riester est l’ancien rapporteur des lois Hadopi et qu’il est membre rétribué du collège de la Haute Autorité.

Venir défendre un amendement qui étend les missions du collège de la Haute Autorité tend à me prouver que l’Hadopi n’est pas vraiment une « autorité administrative indépendante »…

Pensez-vous qu’une telle loi était nécessaire?
Si oui, cette loi est applicable en l’état?
Et selon- vous la Haute Autorité est-elle viable?

C’est jouissif

20 Nov

Pas la peine de me regarder avec des yeux tout ronds ou de t’empresser de lire, y a pas de sexe dans cet article.

Oui je sais, le titre est trompeur et tu es déçu mais tu t’en remettras.

Depuis deux jours je ne me pas m’empêcher de rire. Un rire moqueur plein de satisfaction : Nous avions raison.

Depuis des mois, nous répétons qu’Hadopi ne résoudra pas les erreurs des grosses multinationales pompes à fric, leur insistance et leur copinage avec les hautes sphères n’ont servi à rien.

Nous avions raison et les chiffres le prouvent :

baisse de 13,7% du marché de la musique enregistrée en France au 3e trimestre 2010 et ralentissement de la hausse du marché numérique.

Ils ont méprisé Internet avec leurs offres légales plus que limitées puis les internautes en faisant d’eux des délinquants.

Nous les avions prévenu des risques mais leur aveuglement les a incité à persister dans leurs erreurs.

Ils sont les UNIQUES responsables de la crise de leur secteur.

J’étais dans la catégorie d’internautes qui continuaient à acheter des disques. Oui j’utilise le passé car j’ai autant de mépris pour ceux qui ont pleurniché pour avoir Hadopi qu’ils en ont pour moi. Je refuse de payer pour des mecs qui se tournent les pouces en attendant que les internautes dénichent les talents.

Fusion ARCEP- CSA – HADOPI …

7 Nov

Ou comment le gouvernement tente de noyer le poisson, en s’attaquant une fois de plus à la neutralité du net.

MM Vanneste (UMP) et Dosière (PS) ont rendu leur rapport sur les AAI.

Voici l’extrait qui m’énerve :

Recommandation n° 6 : Regrouper certaines AAI pour optimiser la répartition des compétences et réduire les dépenses de fonctionnement. (page 80) :
regrouper dans le cadre de la convergence numérique le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (HADOPI), en lien avec le Forum de l’Internet ; pour ne pas entraver les travaux en cours, cette fusion pourrait intervenir après le 30 novembre 2011, date du passage de la télévision hertzienne au numérique

L’extension du domaine du CSA sur les contenus internet … déjà que leurs décisions sont parfois contestables sur la tv, imaginez ce que ça donnerai sur le net.

Le csa qui surveille, l’arcep qui régule et hadopi qui punit, réunis dans une nouvelle AAI, tout ça pour contrôler internet (et nous par la même occasion).

Mais pas seulement.

Ce flicage permettra également au gouvernement de noyer hadopi dans une nouvelle AAI afin de faire oublier que cette loi, votée en dépit du bon sens, unit la quasi totalité des internautes contre le gouvernement.

Eh oui 2012 arrive à grands pas…

Déjà que le ménage à commencé avec Stéphane Guillon, Didier Porte, Raphaël Mezrahi, Gérald Dahan remerciés par la direction de France Inter,        

faudrait pas que les méchants internautes perturbent les élections en dénonçant les magouilles des candidats.