Qui suis-je? 1

24 Août

C’est à Saint-Anne, en Jamaïque, que je nais le 6 février 1945.

Ma mère était une jeune noire et son père, un officier blanc de la marine. De ce père qui me lègue un métissage difficile à assumer, je ne garde pas grand chose d’autre car il disparaît à peu près aussitôt après avoir achevé sa « mission ».

La vie est dure à Saint-Anne, le travail est rare et comme de nombreux jeunes, je pars pour Kingston afin de tenter ma chance.

Là, je rencontre deux autres jeunes passionnés, comme moi, de ska, la musique qui fait fureur sur l’île à la fin des années 50. Il s’agit de Bunny Livingstone et de William Hubert Mackintosh (qui deviendront par la suite Bunny Wailer et Peter Tosh) avec qui je chante pour le plaisir.

Dès 1961 pourtant,  je commence à enregistrer des titres pour essayer de vivre de sa musique. Ce n’est pas un succès mais je récidive très vite, trois ans plus tard, et forme un groupe  avec ses deux camarades. Nous travaillerons avec Leslie Kong et Lee Scratch Perry, alignant les tubes comme « Simmer Down » ou « Dancing Shoes ». Notre musique, néanmoins, ne sort pas des ondes jamaïquaines, ce qui nous permet à peine de vivre. Nous aurions pu continuer longtemps à avoir le succès local de simili-rockers blacks si une rencontre déterminante entre moi et la philosophie rastafari, en la personne de Vernon Carrington, fondateur de l’Eglise des 12 Tribus d’Israël, n’avait été le point de départ d’une quête musicale et spirituelle qui prit des allures de révélation. Nouss véhiculions toute une philosophie, un mode de vie et une foi profonde.

Le reggae devient l’hymne idéal, il se répand dans l’île comme une traînée de poudre, refusant l’inégalité raciale, prêchant la paix et la compassion. Cette musique déplaît au pouvoir en place, qu’importe, Nous partons travailler pour un temps en Angleterre. C’est en 1971, en Angleterre justement, alors que le groupe s’étiole littéralement que je décide de donner un coup de pouce au destin en allant proposer notre musique au producteur Chris Blackwell, chez Island Records. Ce sera le début d’une collaboration fructueuse, longue de 10 ans.

Notre premier album, « Catch-A-Fire », annonce le début du succès publique et commercial du groupe, mettant en avant les idées militantes et les thématiques récurrentes qui resteront jusqu’au bout mon credo  : paix, unité, justice, lutte contre la pauvreté et indépendance des peuples africains opprimés.

Tout cela ne serait rien sans l’impact rythmique et les tubes somptueux qui servent cette idéologie. Dès le 2ème album sorti en 1973, « Burnin », les classiques comme « Get Up Stand Up » ou « I shot the Sheriff » deviennent justement des tubes planétaires qui aujourd’hui encore n’ont pas pris une ride. Il en sera de même pour « No Woman No Cry » sur « Natty Dread » sorti l’année suivante.

Trente ans après ma disparition j’ai toujours autant de succès.

Je suis une légende, un mythe …

QUI SUIS-JE?

 

 

 

Réponse

Publicités

2 Réponses to “Qui suis-je? 1”

  1. Extincteur 24/08/2011 à 09:22 #

    Bob Marley

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :